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Coronavirus : des animaux sauvages en danger à cause de l'absence des touristes ?

Si le coronavirus fait de nombreuses victimes humaines à travers le monde, d'autres subissent aussi ses conséquences. C'est le cas de certains animaux sauvages, qui subsistaient grâce aux touristes.



Avec le coronavirus, le monde tourne au ralenti. Certains pays, à l'image de la France et de l'Italie, se sont même confinés. Résultat, la nature reprend ses droits. On a ainsi vu les images du canal de Venise, translucide pour la première fois, réinvesti par les cygnes et des dauphins. Pourtant, l'absence d'humains n'est pas une bonne nouvelle pour toutes les espèces.


C'est notamment le cas au Japon, comme le révèle le New York Times. Les touristes avaient l'habitude de se rendre au parc de Nara afin de nourrir les quelque 1 000 cerfs sika vivant en liberté. Ces animaux, qui s'aventuraient très peu hors du parc, sont maintenant observés par troupeaux d'une dizaine d'individus, errant en ville à la recherche de nourriture. Là, ils risquent d'avaler des sacs en plastique, ou de se faire percuter par une voiture. Mais si les habitants de Nara pourraient être tentés de nourrir ces cerfs affamés, ce n'est pas forcément une bonne idée. "Le mieux que l’on puisse faire pour ces animaux, c’est de les laisser tranquilles, affirme ainsi au journal Christopher Schell, chercheur en écologie urbaine à l’Université de Washington. La plupart des animaux vivant dans les environnements urbains ont déjà des régimes alimentaires flexibles ; il y a donc de fortes chances pour qu’ils s’en sortent très bien."



Le constat est le même en Thaïlande. Habituellement nourris par les touristes, les macaques de Lopburi sont devenus encore plus agressifs. Dans une vidéo filmée la semaine dernière, on peut voir une bande de singes se battre violemment pour une banane. "La chute du nombre de touristes à cause du Covid-19 a certainement provoqué une pénurie alimentaire pour eux, explique au New York Times l’écologue Asmita Sengupta. Une fois qu’ils prennent l’habitude d’être nourris par les humains, ils n’en ont plus peur et manifestent même une hyper-agressivité si l’on cesse de les nourrir."


Autres victimes collatérales, les réserves animalières en Afrique. L'économie des pays comme l'Afrique du Sud, célèbre pour son parc Kruger, dépend beaucoup du tourisme. L'argent que les vacanciers dépensent dans les réserves sert en partie à la conservation d’espèces menacées, comme les éléphants et les rhinocéros, deux animaux particulièrement chassés par les braconniers.


Crédits : GEO

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