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  • L'équipe Green and you

L'ONU propose la protection de 30% de la planète pour sauver la biodiversité.

La COP15 sur la diversité biologique, prévue en octobre 2020, doit aboutir à l'adoption d'une feuille de route mondiale.





Mettre en place une politique durable afin de restaurer les écosystèmes: telle est la principale mission de la 15e Conférence des Parties (COP15) de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB), programmée en octobre 2020 à Kunming, en Chine. Des négociations internationales doivent aboutir à une feuille de route mondiale.


En préambule à ces pourparlers, la CDB a publié lundi une première version du texte comprenant dix-sept objectifs, parmi lesquels une proposition ambitieuse : protéger au moins un tiers de la planète – terre et mer – d’ici à 2030. « L’objectif est de stabiliser le taux de perte de biodiversité d’ici à 2030, puis de faire en sorte que cette biodiversité augmente de nouveau d’ici à 2050 en laissant les écosystèmes se régénérer », explique Aleksandar Rankovic, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), chargé du dossier COP15.


Une sixième extinction de masse

Cette mesure fait suite à un chiffre choc donné le 6 mai dernier par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), groupe international d’experts sur la biodiversité de l’ONU : une espèce sur huit, animale et végétale, risque de disparaître à brève échéance. Un rapport aux conclusions alarmantes, qui signale également que 75 % de l’environnement terrestre a été « gravement altéré » par les activités humaines.


L'étude des écologistes Gerardo Ceballos (Université nationale autonome du Mexique) et Paul Ehrlich (Stanford) dans la revue américaine Science Advances est formelle : la Terre fait face à sa sixième extinction de masse. La dernière a eu lieu il y a 65 millions d'années et à vu s'éteindre les dinosaures. Les causes de ce sixième phénomène spectaculaire d'érosion de la biodiversité sont connues : elles sont imputables, en premier lieu, à la dégradation de l’habitat sous l’effet de l’agriculture, de l’exploitation forestière, de l’urbanisation et de l’extraction minière. Viennent ensuite la surexploitation des espèces (chasse, pêche, braconnage), la pollution, les espèces invasives, les maladies et, plus récemment, le changement climatique.

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