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  • L'équipe Green and You

La Sibérie, qui a connu son hiver le plus doux, est en proie à de gigantesques incendies

Il y a quelques mois, les « mégafeux » qui ont ravagé l'Australie ont fait la Une des journaux. Aujourd'hui, c'est au tour de la Sibérie d'être la proie des flammes. En plein confinement imposé par la crise du coronavirus, des feux de forêt d'une intensité sans précédent ont été déclenchés par l'imprudence des Hommes et entretenus par une météo chaude et venteuse.


En Russie, cet hiver qui s'achève a été le plus doux jamais enregistré. Selon les services météorologiques locaux, les températures moyennes sont montées jusqu'à 6 à 8 °C au-dessus des normales de saison ! Et ces conditions particulièrement douces ont perduré sur le début du printemps. Les températures ont même parfois grimpé jusqu'à 20 °C au-dessus des normales.


Résultat : un manteau neigeux qui a fondu rapidement, laissant derrière lui, une végétation et un sol particulièrement secs. Des conditions propices aux feux de forêts et de prairies, habituels à cette période de l'année dans la région. Mais au 27 avril 2020, ce sont déjà deux millions d'hectares qui sont partis en fumée du côté de la Sibérie. Dans certaines zones, c'est jusqu'à dix fois plus qu'en 2019 à la même époque.


Des incendies d’origine humaine

Mais le réchauffement climatique n'apparaît finalement que comme un facteur aggravant. Car à l'origine de la majorité de ces feux, il y a la main de l'Homme. Le confinement imposé par la crise du coronavirus a en effet poussé les Russes -- et plus encore les Moscovites -- à déserter les villes pour les campagnes. Une population avide d'espaces qui a probablement pris les règles de sécurité incendie un peu trop à la légère.


Des dizaines de maisons ont déjà été détruites par les incendies. Les fumées qui couvrent la Sibérie pourraient avoir des conséquences sur les malades du Covid-19. La situation est aujourd'hui qualifiée de critique par les autorités. D'autant plus que traditionnellement, c'est sur les mois de mai et de juin que les feux de forêt sont les plus intenses. Et que des preuves d'incendies criminels ont été retrouvées en plusieurs endroits. Sans parler du fait que les mesures de confinement rendent la lutte contre ces incendies plus délicate qu'à l'accoutumée.




Crédits : Futura Sciences

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