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Le confinement faciliterait la reproduction des animaux

Avec l’arrivée des beaux jours, le printemps est souvent propice à la reproduction animale. Cette année, un facteur inédit vient faciliter ce processus : le confinement. Un cadre calme, dépourvu de présence humaine qui semble bénéfique au bien-être de la faune.

Si le confinement fait le malheur des Hommes, il ne s’apparente néanmoins pas à une mauvaise nouvelle pour tous. Alors que le printemps constitue une période idéale pour la reproduction des animaux, ces derniers peuvent appréhender cette étape de manière plus paisible cette année. Un calme ambiant, une agitation sonore estompée, etc. Toutes les conditions réunies donc, pour perpétuer ce cycle naturel dans les meilleures conditions. Un cadre profitant grandement aux oiseaux notamment. Outre une baisse de présence humaine conséquente, le changement d’environnement sonore lié au confinement contribue au bien-être des volatiles. "En règle générale, les oiseaux urbains doivent chanter plus fort ou différemment à cause du bruit des moteurs. Ils se sont adaptés à cette pollution sonore, et là ils se sont libérés", explique Marc Giraud, naturaliste et porte-parole de l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) à ID.


Des conditions idéales, mais surtout nécessaires puisqu’à cause de la disparition de leurs milieux, de nombreuses populations d’oiseaux se sont effondrées. Datant de 2017, une étude du Muséum national d’Histoire naturelle et du CNRS de Chizé vient confirmer cette tendance. Les chiffres montrent qu’un tiers des espèces d’oiseaux en milieu agricole a disparu en quinze ans. Si le confinement tombe donc à point nommé pour les oiseaux, c’est aussi le cas pour nombre d’autres espèces. Notamment les hérissons, qui pour une grande partie de leur population, connaissent des destins tragiques. "Chaque année, 1 800 000 hérissons sont écrasés sur les routes et seulement 1 sur 10 000 pourra fêter ses 10 ans", expliquait Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO, à Charlie Hebdo.


"Il y aura moins de chasseurs et tous les animaux que l’on appelle nuisibles et qui sont traqués pourront connaître une belle saison de reproduction."

À l’instar des renards ou des belettes, les espèces animales considérées comme "nuisibles" profitent également de cette trêve pour se reproduire plus sereinement. "Il y aura moins de chasseurs et tous les animaux que l’on appelle nuisibles et qui sont traqués pourront connaître une belle saison de reproduction", explique le naturaliste Marc Giraud, qui rajoute cependant un bémol. Il dénonce en effet un laxisme des autorités à l’égard des braconniers depuis le début du confinement. "Nous recevons beaucoup de témoignages de gens qui entendent des coups de feu, qui tombent sur des pièges illégaux. Nous observons un petit peu de relâchement de la part des chasseurs de braconniers", déplore-t-il.



Crédits : L'Info Durable

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